Changement de cap : Faire face à la SP | Espoir et santé avec Mathew Embry

Louise Zylstra was a professional golfer when she was diagnosed with multiple sclerosis, and she responded the only way she knew how: by pushing harder. She trained for hours a day trying to overpower MS, only to drive her body into severe inflammation and neurological symptoms that left her barely able to walk. In this episode, Mathew Embry speaks with Louise about searching for answers beyond her initial prognosis. She shares how she pursued treatments overseas after being introduced to an immune reset style approach, and how that decision changed the direction of her journey. Louise also talks about continuing to explore lifestyle, diet, and supportive therapies as she works to improve her health. Her story will resonate with anyone facing a life changing diagnosis who refuses to quit.

Louise Zylstra sur le golf, la sclérose en plaques et le fait de ne jamais abandonner

Louise Zylstra participait à un tournoi de golf en Nouvelle-Écosse en 2004 lorsqu’elle s’est réveillée sans force dans le bras gauche, avec des picotements dans le pouce et l’index. Son chiropraticien soupçonnait un nerf coincé, mais après des massages en profondeur, de l’acupuncture et des IRM, elle a été référée au Dr Paul O’Connor à l’Hôpital St. Michael’s à Toronto.

Le diagnostic est tombé : sclérose en plaques.

« Je ne connaissais rien à la SP », se souvient Louise. « J’ai reçu le diagnostic et je suis repartie avec des brochures sur le Tysabri, le Copaxone et une troisième option. On m’a dit : “Voici des médicaments modificateurs de la maladie. Prenez le temps d’y réfléchir et dites-nous ce que vous voulez faire.” »

Comme elle n’avait que des picotements dans deux doigts et aucun autre symptôme, Louise a mis le diagnostic de côté et a poursuivi sa carrière de professionnelle de club.

Quand l’entraînement se retourne contre elle : la poussée de 2007

En janvier 2007, Louise décide d’atteindre une condition physique optimale. Elle s’entraîne quatre heures par jour, sans modifier son alimentation. Elle pousse son corps à fond — et celui-ci réagit violemment.

« J’ai créé une inflammation interne massive. Mon corps est complètement parti en vrille. C’était comme si j’étais électrocutée de l’intérieur. J’avais des picotements partout et je pouvais à peine marcher. »

Personne dans le système de santé canadien ne parvient à l’aider.

En faisant ses propres recherches, elle découvre le Dr Mark Freedman à Ottawa, un neurologue reconnu pour son programme de greffe de cellules souches (HSCT). Après l’avoir examinée, il est direct : « D’ici deux ans, vous serez en fauteuil roulant. »

Il ne peut pas la prendre comme patiente — son programme ne traite que deux ou trois personnes par année — mais il la met en contact avec des collègues en Israël.

Thérapie par cellules souches en Israël et en Grèce (2007–2008)

En novembre 2007, Louise et sa mère s’envolent vers Tel-Aviv et rencontrent le professeur Slavin et le professeur Karussis au Hadassah Medical Centre.

Après une ponction lombaire et un prélèvement de moelle osseuse, ils commencent à cultiver ses cellules souches mésenchymateuses — un processus de quatre mois qui permettra d’obtenir environ 80 millions de cellules.

Comme la réglementation israélienne empêchait l’infusion sur place, Louise retourne en avril 2008 pour recevoir les cellules en Grèce, où le professeur Karussis les lui administre par voie intraveineuse.

En une à deux semaines, elle ressent une différence.

« Retrouver mes jambes — c’était l’essentiel pour moi. Redevenir plus forte, me sentir bien. Tout semblait correct. »

Les années suivantes seront relativement stables.

CCSVI : une endoprothèse en Pologne (2010)

Vers 2010, Louise découvre les recherches sur l’IVCC (insuffisance veineuse céphalorachidienne chronique), la théorie selon laquelle des veines jugulaires bloquées pourraient jouer un rôle dans la progression de la SP.

Un examen dans une clinique à Barrie montre un blocage possible, et elle se rend en Pologne pour un traitement. Alors que d’autres patients reçoivent une angioplastie par ballonnet, Louise choisit une endoprothèse (stent).

« Je me disais que ça resterait en place — qu’il y aurait moins de risque que ça se referme. »

Les résultats sont subtils mais positifs. Elle se sent stable. Les picotements et la faiblesse dans les jambes demeurent, mais le déclin semble ralentir.

Malgré les coûts et les déplacements, elle ne regrette pas d’avoir exploré toutes les options possibles.

Changer de cap avec l’alimentation : le protocole Wahls (2014)

En 2014, à 40 ans, Louise décide de transformer complètement son alimentation. Elle découvre le protocole Wahls — développé par la Dre Terry Wahls, une médecin américaine qui a utilisé la nutrition pour se remettre d’une SP avancée.

Louise s’investit à fond : énormes salades, bœuf nourri à l’herbe d’un producteur local, bouillon d’os maison, foie, puis éventuellement une phase cétogène.

« La clarté mentale… me sentir incroyablement bien. »

Elle choisit ses aliments avec soin et expérimente différentes versions du protocole. Mais malgré les améliorations alimentaires, elle constate un déclin lent et constant de la force et de l’endurance de ses jambes — un phénomène qu’elle ne comprendra que bien plus tard.

HSCT au Mexique : redémarrer le système immunitaire (2016)

En entendant parler de la greffe autologue de cellules souches hématopoïétiques, Louise passe à l’étape suivante : la clinique du Dr Ruiz à Puebla, au Mexique, pour un séjour complet en novembre 2016.

Son système immunitaire est éliminé par chimiothérapie, puis reconstruit à partir de ses propres cellules souches. Elle fait partie d’un groupe de cinq patients venus du monde entier, qui développent un fort sentiment de solidarité.

« Après la transfusion, on se sent énergisée, presque revivre. Ils appellent ça une renaissance. »

Elle maintient son alimentation stricte et se sent bien par la suite — mais les problèmes aux jambes persistent.

Le déclin continue lentement, sans explication.

La réponse viendra plusieurs années plus tard.

La cryoneurolyse : la pièce manquante (2024)

La réponse arrive grâce à un membre du club de golf privé où Louise travaille. On lui parle du Dr Paul Winston à Victoria, en Colombie-Britannique, qui utilise la cryoneurolyse — une technique qui applique un froid ciblé pour détendre les fibres nerveuses responsables de la spasticité.

« Personne — personne — ne m’avait parlé de spasticité », dit Louise. « Je m’étire. Je me suis toujours étirée. J’ai une très bonne flexibilité. Mais si ça ne fonctionne pas, ça ne fonctionne pas. »

Ses muscles se contractaient simultanément, s’opposant les uns aux autres et à la gravité.

Après son premier rendez-vous en août 2024, le changement est spectaculaire.

« Je peux plier le genou. Je peux presque marcher normalement. Le fauteuil roulant s’en venait rapidement, et ça, ça a été un énorme, énorme tournant. »

Elle travaille maintenant avec une physiothérapeute pour réapprendre sa démarche et retrouver des mouvements qu’elle était physiquement incapable de faire depuis des années.

Pour ceux qui souhaitent explorer ce traitement, Louise recommande le Dr Paul Winston au Victoria General Hospital ainsi que ses vidéos YouTube sur la cryoneurolyse et la spasticité dans la SP.